Publié le vendredi 28 février 2003
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Cela fait maintenant près d’un mois que j’ai découvert l’univers fascinant des blogues, j’ai déjà écrit 25 chroniques sur des sujets divers et je trouve que c’est une bonne occasion pour faire un peu le point au travers de quelques statistiques.
Au jour d’aujourd’hui, monblogue héberge 1626 blogues différents dans différentes catégories mais quand on y regarde d’un peu plus près (voir le premier graphique), on se rend compte que nombreux sont les personnes qui créent leur blogue, y pondent 1 ou 2 textes et les abandonnent à leur triste sort. 494 blogues n’ont jamais eu la chance de contenir de chronique et 595 n’en contiennent que 1 seule. Seul 7.56% des blogues contiennent plus de 10 chroniques et seulement 2.7% plus de 30 chroniques. Le monde des blogueurs semble ainsi constitué, en grande majorité, de projets avortés. Seuls quelques irréductibles, dont Zénon est le roi avec 214 chroniques à ce jour, semblent réguliers. Finalement, une petite communauté d’une quarantaine de personne est vraiment active. Communauté bien sympathique puisqu’il semble y avoir un réel échange entre les blogueurs par le biais des commentaires.

Sans psychologie à 2 sesterces, on peut se demander pourquoi un tel taux d’abandons. Je suppose que c’est du a une certaine déception. Certaines personnes doivent être déçues de ne pas être plus lue que ça. En ce qui me concerne, je suis assez content de savoir que quelques personnes me lisent et me font des commentaires. En moyenne, j’ai 71.4 visites par jours où je publie une ou plusieurs chroniques (minimum 33 et maximum 109 ; voir graphique 2 - les points rouges signalent les jours où une chronique a été écrite). Par contre, les jours sans chroniques, le nombre de visite moyen chute à 14.25 (minimum 3 et maximum 25).

Conclusion? Accrochez-vous! Si vous voulez des visiteurs, soyez régulier dans vos publications. Mais peut-être que le vrai secret pour s’épanouir dans un blogue est de n’écrire principalement que pour soi-même ...
Bon Week-end !
Publié par : Owen Meany
à 10:12:51
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10 Commentaires :Commentaire écrit le lundi 3 mars 2003 à 02:56:36 (
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Gégé
Tu parles, tu reve de pouvoir faire le points sur tes stat toutes les semaines, ispice di drogué des stat!!
Commentaire écrit le lundi 3 mars 2003 à 02:35:34 (
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Owen Meany -
http://owen.monblogue.com/Waouuu,
sympa d'arriver le lundi et d'avoir pleins de commentaires.
désolé pour la confusion, c'est vrai que cela ne concerne que monblogue. Ma connaissance du monde des blogues est très limitée. Si vous avez des infos sur les autres blogues, je suis près à corriger mon erreur.
Pas de problème pour faire le point régulièrement. J'essayerai tous les mois.
A bientôt
Commentaire écrit le dimanche 2 mars 2003 à 16:28:55 (
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Ndeko -
http://ndeko.blogspot.comEntièrement d'accord avec l'idée d'écrire pour soi-même d'abord. Si des lecteurs arrivent, tant mieux, mais sinon, on n'est pas frustré.
Je tiens deux carnets. L'un, http://lingala.blogspot.com, consigne mes observations dans l'apprentissage in vivo du lingala, langue congolaise. Il a remplacé mon bon vieux "carnet de vocabulaire" papier.
L'autre, http://ndeko.blogspot, traite d'éducation et de management scolaire. Il me sert / servira de maxi page de signets, afin de retrouver des documents qui m'ont intéressés. Lui, grâce à son moteur de recherche - indispensable - remplace ma liste de signets, devenue inexploitable tant elle contient de sous-dossiers bourrés de liens dont le seul intitulé ne me dit parfois plus grand chose.
Commentaire écrit le samedi 1 mars 2003 à 05:55:42 (
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Stephanie Booth -
http://climbtothestars.org/"Le monde des blogueurs semble ainsi constitué, en grande majorité, de projets avortés."
Tu te limites là au monde des blogueurs de "monblogue"... Ton texte pourrait presque prêter à confusion, et donner à croire que les seuls bloggueurs sont ceux de monblogue. J'espère que ce n'était pas ça que tu voulais dire!
:-)
Chiffres très intéressants, d'ailleurs.
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 12:51:44 (
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Le caméléon -
http://cybermike.monblogue.comTrès intéressantes vos statistiques.
Pour ma part, je blogue depuis octobre. Je fais partie de la minorité qui a plus de 30 chroniques. Par contre, au pif, je dirais que j'ai beaucoup moins de visites que vous. Mais elles sont régulières (autour de 14-15 par jour je crois...).
Votre dernier commentaire est très pertinent : à la base, il faut écrire pour soi-même et être ainsi authentique !
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 11:59:33 (
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Ben voilà!
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 11:59:18 (
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Soda -
http://soda.monblogue.comVoilà pour le lien, ça devrait marcher maintenant!
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 11:57:03 (
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Soda - http://soda.monblogue.com
Je viens de jetter un oeil sur mes propres statistiques de visite.
A mon grand regret, et ce en dépit de ma nouvelle rubrique "à suivre" consacrée à
Ozzy, je suis en chute libre par rapport à ma moyenne de visiteurs journaliers.
Mon record date du 17 février avec 89 visites,
la chronique publiée ce jour-là parlait de...violence et la vidéo jointe avait même été censurée!
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 11:42:52 (
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Soda
Sacré Owen, il peut pas s'empêcher de faire des statistiques...
A quand les blogues phosphorescents?
-suis pas persuadé de l'orthographe!-
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 10:34:58 (
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Bernard -
http://agoramons.monblogue.comPourrais-tu publier régulièrement ces statistiques, c'est très intéressant. Moi-même je ne suis blogueur que depuis le 16 janvier 2003 et compte bien le rester, lu ou pas lu. L'important est de s'extérioriser dans un environnement ami.
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Il est de ces hasards extraordinaires qui nous font nous poser des questions sur le destin. Je vous propose de commencer par vous jeter en pâture quelques anecdotes personnelles pour lancer le débat.
1/ Hier soir, j’ai quitté mon travail pour me rendre dans mon troquet préféré où je devais rencontre mon ami SODA pour, comme dirait Gabriel Garcià Màrquez, nous abîmer dans les mangroves de la beuverie. Dans mon errance pédestre, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre un improbable morceau d’Ozzy osbourne inondant de décibels la petite rue dans laquelle je me trouvais. Phénomène étonnant en soi (le bon Ozzy n’est pas une midinette du top 50), il l’est d’autant plus que SODA voue un véritable culte à Black Sabbath et à Ozzy (avec pour preuve ses textes et photos des 16, 24, 26 & 28 février). C’est peut-être un peu léger pour y voir un signe du destin, mais quand même. Surtout que l’histoire ne s’arrête pas là ! Quelques heures plus tard, alors que, les bras chargés de canettes de Jupiler 50 cl, nous regagnions ma tanières où nos compagnes devaient nous rejoindre un peu plus tard, quel ne fut pas ma surprise de constater que MTV consacrait la soirée à plusieurs émission sur Ozzy (sa vie, son œuvre). Là, c’est un peu trop de coïncidences. Mais je me pose plusieurs questions : pourquoi ce pied de nez du destin ? Comment déchiffrer ces signes obscurs ?
2/ Dans une chronique précédente, je vous ai parlé d’Eric-Emmanuel Schmitt et de l’ambiguïté de la destinée en littérature. Mais laisser moi vous parler de l’expérience personnelle qui m’a amené à lire Eric-Emmanuel Schmitt. Depuis longtemps déjà, j’étais fasciné par le rôle du hasard dans notre construction personnelle. Nous nous construisons progressivement suite à des rencontres (au sens large, c’est-à-dire des gens, des idées, des livres, etc.) qui sont transformatrices. L’homme est en perpétuelle évolution. Sa construction intellectuelle évolue continuellement au grès du hasard. Cette évolution n’est pas continue mais fonctionne par le biais d’une série de saut, d’un niveau de compréhension à un autre. Par chance, on fait des rencontres : une personne, une idée, un livre, un film, une émission de radio. Certaines de ces rencontres, fruit souvent d’une coïncidence folle, d’un hasard improbable, sont réellement déterminantes. Ce qui est vraiment intéressant, c’est que quand cette rencontre à lieu, quelque chose à l’extérieur de soi fait écho avec quelque chose à l’intérieur de soi, et on a conscience que cette rencontre est importante. Il est également important de signaler qu’à cette même période, j’étais plongé dans la lecture d’ouvrages sur la théorie du chaos. Dès lors, je n’ai pu qu’être interpellé par le personnage de Jean-François Vézina, psychologue québécois, lors de son passage à l’émission Tête-à-Tête sur la Première. Il venait y présenter son livre Les hasards nécessaires, la synchronicité dans les rencontres qui nous transforment. Bien que je n’adhérais pas totalement à son discours, il a dit des choses intéressantes, en utilisant des métaphores inspirées de la théorie du chaos. Entre autres, il a parlé de la pièce Le visiteur de Schmitt, ce qui m’a donné envie de le lire. De fil en aiguille, j’ai lu d’autres ouvrages de cet auteur, dont L’évangile selon Pilate qui m’a implacablement ramené à la problématique de la destinée. Et hop ! la boucle était bouclée.
3/ Je me suis donc procuré le livre de Jean-François Vézina (en vente en grande surface, ce qui est un signe de qualité, hum hum). Après sa lecture, je ne peux que faire un parallèles avec ce que me signalait Chr … euh, M. Reilly, hier dans son commentaire :
Saviez vous qu'il existe ce que l'on appelle une " névrose de destinée" S.Freud en parle dès 1920 et évoque ces sujets qui "donnent l'impression d'un destin qui les poursuit, d'une orientation démoniaque de leur existence". Ces séries pourraient sembler dépendre d'une fatalité (d'une causalité) externe alors qu'elles sont le résultat interne d'un désir ou plus simplement d'une sorte de répétions compulsives dans le sens où elles renvoient à une croyance erronée, ce n'est pas une simple compulsion, un simple rite comme on le voit chez l'obsessionnel car il renvoi je pense à une structuration plus globale de notre rapport au réel.
Sans aller jusqu’à la névrose, je me demande dans quelle mesure nous ne sommes pas tous atteint ! Plus particulièrement, je pense que Jean-François Vézina, l’auteur de Les hasards nécessaires possède quelques prédispositions à cette névrose.
En tant que fidèle émule de Karl Jung, Vézina développe dans son livre le concept de synchronicité. Il parle de hasard nécessaire. Une sorte d’intermédiaire entre le destin (tout est écrit) et le hasard pur (rien n’est écrit). Selon lui, certains épisodes de notre vie, des rencontres (avec des gens, des idées) sont déterminantes et ne sont pas exactement le fruit du hasard. Il pense que le hasard de la vie est ponctué de ces rencontres prédestinées et nécessaires. Cela ressemble un peu à un compromis à la Belge. On essaye de faire passer l’idée du destin sans en avoir l’air.
Malheureusement (ou heureusement, en fait), ce livre n’est pas convaincant du tout. C’est un mélange de mysticisme et de pseudo-science. Ce livre est le travail d’un praticien et non d’un scientifique. Il utilise une abondance de métaphores, liées à la théorie du chaos ou non, non pas dans un but explicatif mais dans un but de justification. Une citation ou une métaphore plus ou moins réussie n’est pas une preuve. La théorie du chaos est utilisée bien au-delà des limites de son champ d’application ; différentes théories physiques sont dénaturées de la même manière (mécanique quantique, relativité, hologrammes, etc.) pour arriver à des concepts aussi farfelus que les champs morphiques. De plus, on retrouve de nombreux raisonnements inversés. Là où une coïncidence va entraîner des modifications de soi qui vont donner un sens à posteriori à cette coïncidence, l’auteur suggère de chercher un sens, de percevoir le symbolisme qui nous entoure pour prévoir et ne pas rater les rencontres nécessaires à notre développement. C’est une manière complexe de présenter la divination ou la voyance.
Ces quelques exemples pour vous montrer que l’on peut toujours trouver des liens entre les évènements mais qu’il n’y a pas de nécessité à leurs donner un sens, si ce n’est une sens personnel à posteriori. En introduction de son livre, Vézina utilise une citation de Luis Bunuel :Entre le hasard et le mystère se glisse l’imagination. En faisant le lien avec une citation de Schmitt : Rien de plus angoissant qu’un mystère : c’est un problème définitivement sans solution. Il donne à penser, à imaginer… Mais je ne veux pas penser. Je veux connaître, savoir. Le reste ne m’intéresse pas., je dirais que Vézina a peut-être trop fait travailler son imagination et qu’il a envie de créer du mystère là où il n’y en a pas ! Rien n’est plus déprimant que l’idée d’un destin, même si celui-ci est partiel. Les rencontres synchroniques ne sont que le fruit d’un hasard, parfois improbable il est vrai. Mais il est important de rappeler que l’improbable est monnaie courante dans la nature. D’autre part, ces rendez-vous avec des idées sont souvent provoqués. Par exemple, le hasard va mettre un livre clé dans mes mains dans une brocante mais j’ai fait la démarche de m’y rendre dans le but de rechercher des bouquins dans certains domaines précis. C’est parce que je suis en quête de savoir que le hasard va pouvoir jouer en ma faveur et faire évoluer mes idées. Je parlerais plutôt de hasard provoqué plutôt que de hasard nécessaire.
Nous possédons tous un potentiel et il existe une gamme de possibilité quant à notre devenir. Nos actions et nos rencontres sont parfois déterminantes quant au chemin que nous allons prendre. Nous sommes maîtres de notre destinée, bien que nous soyons limités dans nos possibilités par divers facteurs personnels et/ou environnementaux. A ce propos, je vous invite à lire les génialissimes Dune et Le messie de Dune de Frank Herbert. Cela vous détendra bien mieux que le livre de Vézina et vous fera tout autant réfléchir.
Publié par : Owen Meany
à 08:50:21
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5 Commentaires :Commentaire écrit le dimanche 3 avril 2005 à 08:54:02 (
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Commentaire écrit le mercredi 17 décembre 2003 à 13:40:09 (
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graoarg
Si je peux me permettre, les théories de Sigmund sur l'inconscient ne font pas vraiment l'unanimité chez les scientifiques. En fait peu de travaux scientifiques ont permis de la confirmer, pour autant que je sache. De plus (amha), un "vrai" scientifique ne falsifie pas ses résultats et n'annonce pas des guérisons spectaculaires tout en écrivant dans sa correspondance privée qu'il y a une vague de suicides chez ses patients). Celà n'enlève pas son intérêt médical à cette théorie, pas plus qu'à la méthode Coué, d'ailleurs:D
Commentaire écrit le mercredi 26 novembre 2003 à 10:27:15 (
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dame nature
Ca m'a toujours enerve qu'on me dise "Toi, tu as toujours eu de la chance", comme si c'etait un cadeau du ciel. J'ai toujours repondu a cela, tres convaincue, que la chance, ca se provoquait...
Autant te dire que j'ai aime ce blogue Owen!
Commentaire écrit le mardi 17 juin 2003 à 07:39:08 (
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Nicolas -
nicolas.denavarre@caramail.comSalut Owen. J'arrive sur ton site au hasard de recherches sur la synchronicité.En fait je suis plutôt d'accord avec ton scepticisme sur la question même si comme toi à plusieurs reprises dans ma vie je me suis trouvé face à certaines de ces coïncidences qui nous semblent moins anodines que d'autres. Elles nous frappent, elles nous ébranlent pour un moment et puis les choses reprennent leur cours normal et nous n'y pensons plus. Pourtant on ne les oublie pas toutes, de même que certains rêves marquent plus que d'autres. Est-ce une raison pour conférer à ces rêves un rôle dans notre vie ou à ces coïncidences un sens profond? Pour ma part, depuis des années je tâche d'être attentif à ces phénomènes et je dois reconnaître que souvent elles sont d'une portée manifestement aussi peu signifiantes que cette histoire de groupe préféré de ton ami.Peut-être que nous ne disposons pas des clés parceque nous les cherchons avec nos références habituelles, avec nos pauvres yeux. Peut-être qu'il faut passer par l'inconscient collectif et ses symbôles, peut-être qu'il faut s'abaisser ou s'élever à un certain niveau de conscience pour lire ces phénomènes et voir le monde réel qui les permet.Pour ma part il me semble que la psychologie, surtout portée par Jung, les philosophies les plus sages, et les 'religions' les plus dignes comme le bouddhisme se retrouvent dans un certain nombre d'intuitions, qui me semblent d'une grande richesse. Bien-sûr il est aisé à partir de ça de verser dans une sorte de soupe new-age un peu délirante. et peut-être qu'il ne faut voir dans ces histoires de synchronicité que le produit d'élucubrations d'esprits désespérés ayant perdu leur Dieu et tâchant de s'accrocher à ce qu'ils veulent voir comme des signes du destin...Peut-être...Il semble que tu aies de très bonnes lectures, j'espère que tu as eu la curiosité de plonger dans Jung déjà sinon je t'y encourage vivement. Bon, je voulais te laisser un petit mot au sujet de ta chronique; maintenant je vais jeter un oeil sur ton site, qui m'a l'air le premier site lisible de blogueur sur lequel je suis passé jusque là, et je vais retourner à mes recherches. Amitiés. n.d.
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 09:28:19 (
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Soda
Alors si après cela j'explose pas les statistiques, je me pose des questions...
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Dans une chronique du 26 février, Le Forum – Agora Mons vous propose de calculer votre quotient intellectuel (Q.I.) en vous rendant sur la site cadreonline. Outre le côté amusant de la chose et le fait que vous allez tous vous prendre pour des génies (une majorité d’entre vous va dépasser le seuil fatidique des 120), j’aimerais profiter de mon blogue pour vous rappeler quelques points à propos des tests de Q.I.
Le concept de l’intelligence est plus que flou. Il existe presque autant de définitions que de chercheurs. Par conséquent, il est utopique de penser qu’il est possible de l’estimer, de la mesurer. Le Q.I. a été inventé au début du XXe siècle par Alfred Binet. Cette échelle, créée en collaboration avecThéodore Simon, avait pour objectif de dépister les enfants retardés ou présentant des problèmes cognitifs, et ce, dans le but de leur proposer un enseignement adapté à leurs besoins. Mais cet objectif louable a rapidement été perverti. D’un outils destiné au contexte de l’école, on a voulu en faire un instrument de mesure de l’intelligence général.
Le danger de ce genre de détournement est qu’il peut mener à plusieurs excès graves : devenir une arme de sélection sociale au service des classes dominantes et/ou de racisme ; devenir une justification pour les théories eugénistes. Dans de telles conditions, le test de Q.I. devient l’échelle de mesure d’un classement hiérarchique du monde. De beaux exemples historiques, principalement aux USA et en Angleterre, sont présentés dans le livre de Michel de Pracontal L’imposture scientifique en 10 leçons.
En conclusion, nous devons nous rappeler qu’un haut score obtenu au test de Q.I. n’est pas synonyme d’intelligence. La plupart des psychologues modernes s’accordent à reconnaître que le Q.I. ne mesure qu’un aspect très restrictif de l’intelligence.
Dans une autre chronique, Le Forum – Agora Mons pose la question : Pourquoi nos compagnes vivent-elles plus longtemps que nous ? et il cherche une solution dans le dimorphisme sexuel dans la nature. J’ai peut-être ici une autre piste de solution …
Publié par : Owen Meany
à 03:32:45
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9 Commentaires :Commentaire écrit le jeudi 9 septembre 2004 à 05:40:50 (
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H. Dans -
http://www.ehpbelgique.orgBonjour,
Je peux comprendre vos réactions par rapport au fantasme du haut QI. Et je suis d'accord lorsque vous dites que le QI ne mesure pas l'intelligence. Cependant les tests de QI, s'ils n'évaluent qu'une part réduite de l'intelligence (encore faudrait-il pouvoir définir l'intelligence, il existe des dizaines de théories à ce sujet) sont les seuls outils fiables dont disposent les psychologues lorsqu'il s'agit d'évaluer l'efficience intellectuelle d'individus entre eux. Je parle ici bien entendu des tests professionnels et non de ces jeux de logique, dont les résultats ne signifient rien, disponibles sur internet ou proposés par divers médias. Il faut aussi savoir que le QI ne prétend pas mesurer quoi que ce soit mais situer statistiquement un individu par rapport à la moyenne de la population. Ainsi, pour une population donnée, le QI moyen est de 100, le reste de la population se répartissant de manière symétrique de part et d'autre de ce chiffre. Je précise bien pour une population donnée. Comparer différentes populations entre elles, comme on le voit parfois sur certains sites qui flirtent non seulement avec l'élitisme mais aussi le racisme, n'a aucun sens puisque les attentes des diverses sociétés ne sont pas nécessairement les mêmes. Un "surdoué" dans une population primitive de chasseurs cueilleurs n'a évidemment pas les mêmes compétences que dans une société industrielle. Il n'existe pas moins pour autant.
Chacun conçoit aisément que la société, et le système scolaire, ne sont pas adaptés à toute la population. Pratiquement pas un enfant au QI inférieur à 85 ne peut mener une scolarité normale. Et en dessous de 70 ils sont considérés comme attardés mentaux. Mais quelqu'un au QI de 130 est tout autant décalé par rapport à la moyenne de 100. En théorie quelqu'un au QI rare de 150 a autant de difficultés à entrer en relation avec les autres que quelqu'un au QI de 50! Le haut QI existe bel et bien, mais il ne doit pas être considéré comme une supériorité, plutôt comme une handicap. Pour m'occuper d'une association qui s'intéresse au bien être de ces enfants à haut QI, je peux vous affirmer que cette soi-disant chance est bien souvent perçue ainsi par les principaux intéressés. Ils ont, au même titre que les attardés mentaux, besoin d'aide pour pouvoir s'intégrer socialement et sont les premiers à s'insurger contre le fantasme du haut QI!
Commentaire écrit le vendredi 30 avril 2004 à 16:10:55 (
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Raphaël Zacharie de Izarra- L'imposture du Q.I. -
Sur la valeur du QI sachons entendre raison et relativiser la sentence des chiffres censés mesurer l'intelligence humaine. Qu'est-ce que l'intelligence ? Comme la folie, l'intelligence est un mot passe-partout galvaudé qui signifie tout et rien.
On considère que le plus intelligent des êtres sera celui qui aura su résoudre un maximum de problèmes logiques en un minimum de temps. Mais qui dit qu'en ce domaine l'intelligence véritable ne se déploie pas pleinement dans un temps maximum plutôt que minimum ?
Posséder un QI élevé est finalement plus un prestige social qu'autre chose.
Comprendre cela, c'est déjà gravir un premier degré dans la saine intelligence. Cette dernière est d'abord et avant tout l'entente sociale. Je constate que partout les tests de QI génèrent des passions déplacées, comme si c'était là la quête sociale finale, la récompense suprême d'une vie humaine, la valeur définitive de l'individu... Notre société valorise ce qu'elle définit comme l'intelligence selon les critères réducteurs des tests du QI. Ainsi les "surdoués" sont bien vus, comme si c'était chez eux une vertu, un mérite, une qualité humaine.
Tous adhèrent à cette intelligence-étalon que l'on mesure précisément, à l'unité près de la même manière que l'on mesurerait l'amour avec des chiffres. Les esprits se confinent dans cette certitude que la vraie intelligence est là, puisqu'on l'a ainsi désignée officiellement... Voilà ici une belle preuve de bêtise collective.
Raphaël Zacharie de Izarra
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 11:39:11 (
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Soda
Avec ou sans deux "l", cette bière me donne des ailes...
Désolé! Je n'ai pas pu résister!
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 10:41:57 (
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Zut, avec deux 'l'
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 10:40:37 (
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Bernard -
http://agoramons.monblogue.comC'est vrai, j'avais oublié la bière. A propos, j'ai vérifié parce que j'hésitais : Saint Feuillien s'écrit avec deux 'f'
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 09:03:31 (
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zénon
très amusantes les photos...Je ne me souviens plus qui a écrit que les tests de QI servaient surtout à mesurer l'intelligence de ceux qui les ont construits...Bonne journée
Z
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 08:57:17 (
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fille
je ne peux qu'applaudir à ton avis sur le Qi (si les tests avaient une véritable valeur, ça se saurait!)j'ai toujours dit que je n'étais pas une vraie psy, moi...
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 08:12:53 (
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Owen Meany
Tu oublies certainement la bière dans les centres d'intérêts.
Commentaire écrit le vendredi 28 février 2003 à 07:23:14 (
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Bernard -
http://agoramons.monblogue.comMerci pour vos excellentes réactions qui font progresser la réflexion. Décidément, nous avons des centres d'intérêts communs "essentiels" : les femmes, le Q...I (sans jeu de mots) et les morts. La boucle est bouclée...
A bientôt pour de nouvelles découvertes.