Publié le vendredi 21 mars 2003
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Je me suis lancé dans l’écriture de ce blogue sans grand objectif, juste pour voir comment cela fonctionnait. Et je me suis pris au jeu. Je suis content d’avoir quelques lecteurs mais ce n’est pas le but ultime. J’écrivais déjà un journal auparavant. J’y consignais mes lectures, mes écoutes, mes visions, mes envies et ce qui m’énervait. Le blogue m’a apporté un peu plus de rigueur et de régularité dans ces rédactions, il est vrai très personnelles.
La quantité effarante de blogues avortés est sans doute le reflet d’espoirs déçus. Difficile de continuer si on espérait changer le monde ou toucher un large public. Faisons de nos blogues un journal, sorte de lettre ouverte sur le monde. Je l’écris en pensant que peut-être, certaines personnes le liront et j’essaye d’être le plus explicite possible. J’évite les sous entendus que je serais le seul a comprendre.
D’autre part, décider d’écrire un blogue peut rendre la vie encore plus intéressante. L’esprit constamment en éveil, je m’impose une gymnastique de l’esprit visant à organiser les évènements que je vis, décidant à l’avance ce que j’ai envie de consigner, de retenir et de partager. Certains évènements simples, de la vie courante, revêtent une nouvelle aura. Je prends aussi plus de notes dans mes lectures, décidant quels passages j’ai envie de faire connaître.
Sinon, je pense que choisir un thème est une chose importante. En ce qui me concerne, je vous épargne mes remises en questions, mes doutes, ma vie professionnelle et sentimentale. J’ai décidé de vous faire partager une partie des mes coups de gueule et les choses qui me font et me transforment, comme les livres, les musiques, les films ou les voyages.
En conclusion, le blogue comme journal intime, comme psychanalyse, peut-être un outils intéressant d’épanouissement personnel. C’est peut-être aussi un moyen de laisser une petite trace de soi, quelques indices de ce que l’on est, de conjurer sa peur de la mort, de la disparition de l’individualité. Attention tout de même de ne pas perdre le contact avec la réalité. Allez, finissons ici ces réflexions à 2 balles.
Ignatius lut ce qu’il venait d’écrire avec plaisir. Ce journal offrait toutes sortes de possibilités. Il pouvait en faire un véritable document contemporain, un compte rendu réel, vivant, des problèmes d’un jeune homme. (Ignatius Reilly)
Bon week-end et à Lundi.
Publié par : Owen Meany
à 09:33:45
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7 Commentaires :Commentaire écrit le vendredi 31 octobre 2003 à 05:21:55 (
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liluna
mon dernier sujet d'art plastique s'intitule..laisser une trace de soi..je suis tombée par hasard sur toi..merci d'avoir mis des mots sur ce que je ressentais,et ce que je cherchais a faire ressenti.a une autre fois..
Commentaire écrit le vendredi 31 octobre 2003 à 05:21:16 (
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liluna
mon dernier sujet d'art plastique s'intitule..laisser une trace de soi..je suis tombée par hasard sur toi..merci d'avoir mis des mots sur ce que je ressentais,et ce que je cherchais a faire ressenti.a une autre fois..
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 13:27:21 (
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zénon -
http://marcheur_immobile.monblogue.comEt j'ajouterais : "Bloguer" c'est être encore plus attentif à mon monde intérieur ...
Zénon
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 11:03:43 (
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Owen Meany
C'est vrai. Je me demande si la guerre va donner naissance à de nouvelles vocations de blogueurs ...
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 10:58:40 (
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M. Julien
Belle analyse du ressenti du blogueur que partagent, à mon avis, beaucoup d'entre nous. L'enquête que j'ai faite sur la blogosphère parisienne (aucun snobisme de ma part ici, c'était pour un hebdo parisien) le confirme, en tout cas. Pour ma part, je me reconnaîs quand tu dis "l’esprit constamment en éveil, je m’impose une gymnastique de l’esprit visant à organiser les événements que je vis". J'ajouterais : "Et que la société vit". Bloguer, c'est être encore plus attentif au monde dans lequelle on évolue.
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 10:03:46 (
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Le caméléon
Très bon article. Je m'y reconnais à différentes reprises (entre autres, laisser une trace).
Continuons de nous exprimer !
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 09:43:26 (
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tetedethon (poulpy)
ouais pas mal
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Ces derniers temps, je me suis rendu compte que je n’avais fait que glisser un petit doigt dans le monde de la littérature anglophone. J’étais déjà captivé par des auteurs comme James Ellroy, John Irving ou Frank Herbert, et des petits nouveaux comme Irvine Welsh ou Chuck Pallaniuk. Mais quel plaisir de découvrir que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Combien de John Kennedy Toole ou de Michael Chabon me reste-t-il à découvrir ?
Je viens de terminer High fidelity de Nick Hornby. C’est un de ces livres que l’on dévore à petites bouchées pour en profiter au maximum et faire durer le plaisir. Comme dirait Coluche, C’est l’histoire d’une mec … , et c’est tout. On suit les aventures d’un homme de 35 ans, plutôt sympa, récemment célibataire, qui est en pleine remise en question. On revit avec lui l’histoire de ses 5 ruptures inoubliables. Sinon, il tient un magasin de disques d’occasions et est entouré de cinglés partageant la même passion de la bonne musique (un des personnages principaux de ce roman … il y a même une allusion à Black Sabbath, mon cher Soda)
Comment ne pas être touché par ce personnage, nomade, à l’aise dans aucun milieu si ce n’est avec ses copains allumés, égocentrique (On dirait que les gens jouent tous des seconds rôles dans le film de ta vie) mais sincère et honnète :
Je ne sais pas ce que Laura a dit exactement, mais il est vraisemblable qu’elle ait livré au moins 2, peut-être même l’ensemble des informations suivantes :
1) Que j’ai couché avec une autre fille alors qu’elle était enceinte/
2) Que mon aventure a joué un rôle direct dans l’interruption de sa grossesse.
3) Qu’après l’avortement, je lui ai emprunté une grosse somme d’argent et que je ne lui ai toujours pas remboursé un centime.
4) Que, peu avant son départ, je lui ai dit que j’étais malheureux avec elle, et que peut-être en un sens pour ainsi dire, je cherchais vaguement quelqu’un d’autre…
Est-ce que j’ai vraiment fait et dit des choses pareilles ? Absolument. Y-a-t-il des circonstances atténuantes ? Pas vraiment, à moins que toute circonstance (tout contexte) soit atténuante. Avant de me juger – mais c’est sûrement déjà fait – sortez d’ici et notez les quatre pires choses que vous ayez faites à votre partenaire, même si – surtout si – votre partenaire n’est pas au courant. N’enrobez pas ces choses, n’essayez pas de les expliquer ; notez-les, c’est tout, faites-en la liste la plus sèche possible. Ca y est ? Alors, le sale connard, c’est qui ?
Il est un peu perdu dans son rôle d’adulte. Il est vrai qu’à un certain âge, on se rend tous compte que le statut d’adulte est une imposture. Enfant, les adultes sont entourés d’une aura de puissance, de sûreté, mais quand on y arrive, on se rend compte que rien n’a changé : Pas étonnant qu’on soit tous à côté de nos pompes. On est comme Tom Hanks dans Big. Des petits garçons et des petites filles coincés dans des corps d’adultes et obligés de se débrouiller. A travers cet anti-héros s’exprime très humainement les angoisses qui font les grandes transitions : la perte de l’enfance, les ruptures, la crise de la trentaine, la peur du changement, etc. Un livre tout en douceur qui ne peut que vous émouvoir.
Mais si ce bouquin est résolument original, c’est dans son analyse des relations amoureuses. Cette approche loufoque et intelligente n’a rien à envier aux bouquins pseudo-psychologiques du genre ‘Les hommes viennent de mars, les femmes de vénus’ ou aux conseils du Dr. Ruth. Le fonctionnement de l’esprit masculin y est brillamment décrit. Quelques échantillons :
A propos des ‘trucs’ pour séduire :
Marie est ma dix-septième maîtresse. « Comment fait-il ? vous demandez-vous. Il porte des pulls moches, il traite mal sa petite amie, il est grincheux, il est fauché, il traîne avec des Rockers jumeaux imbéciles, et il arrive même à coucher avec une chanteuse américaine qui ressemble à Susan Dey. Où est l’embrouille ? ». (…) Et vous savez comment je m’y prends ? Je pose des questions. C’est tout. C’est mon secret. (…) Ca marche justement pare qu’on n’est pas censé s’y prendre comme ça, selon la sagesse populaire des mâles.
A propos des obsession des mecs après rupture :
Pour commencer – en fait pour commencer et pour finir – cette histoire avec Ian avec qui elle ne couche pas. Comment être sûr qu’elle dit la vérité ? Elle peut très bien coucher avec lui depuis des semaines, des mois ? Et de toute façon elle a seulement dit qu’elle n’avait pas encore couché avec lui, et c’était samedi, il y a cinq jours. Cinq jours ! (…)
Et à partir de là, un dialogue hilarant :
« Barry, si je te disais que j’ai pas encorevu ‘Reservoir Dogs’, qu’est-ce que ça voudrait dire ? » (…)
- Pour moi, ça voudrait dire que tu es un menteur. Ou que tu as disjoncté. Tu l’as vu deux fois. Une fois avec Laura, une fois avec Dick et moi. On s’est même disputé sur qui avait tué Monsieur Rose, là, ou je ne sais plus quelle couleur c’était.
- Oui, oui, je sais. Mais imagine que je l’ai pas vu et que je te dise ‘J’ai pas encore vu Reservoir Dogs’, tu penserais quoi ?
- Je penserais que tu es un malade et tu me ferais pitié.
- Non, mais est-ce que tu penserais, d’après cette phrase que je vais aller le voir ?
- Je compterais pas là-dessus, ouais, sinon je te dirais que t’es plus mon ami.
- Non, mais …
- Désolé Rob, mais je rame. Je comprends pas un mot de cette discussion. Tu me demandes ce que je penserais si tu me disais que t’as pas vu un film que t’as vu. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
- Ecoute moi attentivement. Si je te disais …
- ‘J’ai pas vu Reservoir Dogs’, OK, OK, j’ai pigé …
- Est-ce que tu … est-ce que tu aurais l’impression que j’ai envie de le voir ?
- ben, t’en aurais pas une envie folle, sinon tu l’aurais déjà fait, pas vrai ?
Et ça continue sur le même ton. Excellent, non ? Vive l’absurde !
A propos de la taille du penis :
« Dommage que ton penis soit plus petit que le sien, quand même. »
Ca, si on en juge par la longueur et l’intensité des rires, gloussements et autres ricanements qui suivent, c’est la plaisanterie la plus drôle que Laura ait jamais faite dans sa vie – et même la plus drôle de toute l’histoire de l’humanité. C’est un échantillon, je suppose, du célèbre humour féministe. A mourir de rire, non ?
Je n’ai pas eu de mal à m’identifier à Rob. Par exemple, je me suis toujours demandé pourquoi les filles s’attachaient ainsi à moi. Ted de Thon m’a bien dit un jour que j’étais un ‘sale con attachant’ mais ce n’est qu’une piste de solution. Finalement, je suis peut-être plus proche de Rob que prévu :
-Voilà pourquoi nous restons ensemble. Tu as un potentiel. Je suis là pour l’exploiter.
- Un potentiel de quoi ?
- D’humanité. Tu as tous les ingrédients de base. Tu es vraiment un type aimable, quand on y pense. Tu amuses les gens quand tu en fais l’effort, tu es gentil, et quand tu décides que tu aimes bien quelqu’un, tu lui donne l’impression qu’il est le centre du monde, ce qui est excitant. Le problème, c’est que la plupart du temps, tu fais pas l’effort.
Une dernier détail pour vous convaincre, détail non négligeable, le livre se termine sur une note résolument optimiste puisque après son long chemin de croix, le héros arrive à trouver sa voie :
Ce soir, pour la première fois de ma vie, je vois un peu comment il faut s’y prendre
Cela me rappelle une phrase de jeunesse de M. Reilly : L’incompréhension est peut-être la première étape vers la compréhension. A méditer.
Publié par : Owen Meany
à 09:23:41
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4 Commentaires :Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 09:40:46 (
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tetedethon (poulpy)
bon allez j'arrette
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 09:40:34 (
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tetedethon (poulpy)
tu es sur?
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 09:39:44 (
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Owen Meany
pitète un petit peu moins névrosé quand même ...
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 09:38:21 (
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tetedethon (poulpy) -
http://tetedethon.monblogue.com/c'est vrai que quand j'y repense c'est tout toi ce personnage
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Saviez-vous qu’il existait un Musée des Arts Non Primates et que diverses expositions à travers le monde étaient consacrées aux œuvres ‘artistiques’ de nos amis les animaux ? Je vous invite d’ailler à visiter leur site web. Vous y trouverez des reproductions de peintures de chats ou des déjections d’oiseaux. Ils préparent également des expositions sur ‘la poésie et la prose des empruntes de pachydermes’, ‘L’art et m’architecture chez les termines’ et ‘les déjections canines’.
J’ai découvert ce monde fascinant grâce au livre Why cats paint, a theory of feline aesthetics de Heather Busch et Burton Silver. C’est un bouquin plein de charmes et de belles illustrations. Il présente le phénomène de chats peintres. Certains chats, lorsqu’ils sont en présence de peinture, se mettent à peindre. C’est un phénomène, étonnant certes, mais qui est connu depuis l’Egypte ancienne.

Le premier chapitre trace un historique du phénomène et nous offre quelques perspectives intéressantes sur ces charmants félins. Le second chapitre tente une explication. La première est d’ordre ‘biologique’ : les chats ne peignent qu’avec de la peinture acrylique. Tout comme l’urine du chat, cette peinture contient de l’ammoniaque. Les chats peintres ne feraient donc que répéter un comportement de marquage de territoire bien connu dans la nature et même parfois en ‘caprivité’. La seconde explication, base de ce livre, est d’ordre ‘esthétique’ : les chats tentent de reproduire des choses qu’ils observent autour d’eux et possèdent des goûts esthétiques. L’idée est amusante, je dois le reconnaître. La troisième partie présente 12 artistes majeurs de l’art félin, de Rusty à Mitsy, en passant par Lu Lu.
Cela serait un excellent bouquin si les auteurs n’avaient pas voulu aller trop loin. Je suis d’accord sur le fait que les chats puissent avoir des ‘goûts’ ou des ‘préférences’. Par exemple, mon chat déteste le mauve. Ma sœur lui avait fait une petite corbeille avec des peluches, toutes identiques, mais de couleurs différentes. Il n’a jamais dédaigné toucher à ces jouets à l’exceptions des mauves, que je retrouvais éparpillés le matin dans tout mon appartement. Il restait stoïque si vous lui présentiez une peluche verte, bleue ou rouge, mais devenait enragé en présence d’une mauve. Allez comprendre ! Je veux même bien croire que les chats peignent. J’ai essayé de faire peindre mon chat. Pourquoi pas ? Si ça marche, je pourrais essayer de les revendre une petite fortune à des collectionneurs fous (certains toiles de chat se vendent plusieurs milliers de dollars). Mais là où le bouquin dérape, c’est lorsqu’ils se lancent dans des interprétations farfelues de œuvres félines ou quand ils essayent de donner des justifications scientifiques à leur théorie ‘esthétique’.
Jugez plutôt. Voici une peinture réalisée par un couple de chat :

Plutôt sympa, non? C’est joli, coloré. Et voici maintenant l’interprétation de cette œuvre :

En simplifié, les formes 1,4 & 9 représenteraient des chats chevauchant des chevaux (le reste à l’exception du numéro 5 qui est, bien sur, un papillon). Un peu difficile à avaler quand même. Mais soit, je suis dans un bon jour et je veux bien encore passer aux auteurs leurs interprétations farfelues.
Ce qui déforce ce livre, c’est la tentative de justification scientifique. Ce qui est vraiment dommage, car totalement inutile. Ce livre se suffirait à lui-même avec la présentation du phénomène et des œuvres. En tentant de justifier leur théorie, les auteurs ont attiré sur eux les foudres des éthologistes (par exemple Frans de Waal) qui signalent, à juste titre, que ce bouquin fait beaucoup de mal et décrédibilise l’étude des comportements animaux domestiques.
Quelques explications. Plusieurs travaux, soi-disant expérimentaux, sont présentés dans le livre. Par exemple, des études sur les goûts de chats, réalisées par un obscur Dr. Peter Williams. Celles-ci démontreraient que les chats seraient sensibles à des ‘champs’ magnétiques qui déclencheraient chez eux des poussées de créativités. Les études présentées semblent sérieuses et les résultats obtenus, troublant. Comme ma devise est ‘ne rien nier a priori’, j’ai fait une petite enquête. Comme je ne trouvais aucune trace du Dr. Peter Williams dans la littérature scientifique, j’ai décidé d’écrire aux auteurs du livre pour avoir plus de précisions. Je leurs ai demandé si les résultats avaient été publiés, des détails sur le protocole expérimental et s’ils pouvaient me mettre en contact avec le Dr. Williams. De nombreuses semaines plus tard, j’ai eu une réponse embarrassée de Heather Busch. Elle me répondait que ces résultats n’avaient jamais été publiés, qu’elle ne savait que peu de chose sur le protocole, les hypothèses présentées dans le livre étaient le fruit d’une discussion orale avec le Dr. Williams, Dr. impossible à joindre pour le moment et qui avait arrêté ce genre de travaux.
Conclusion, l’argumentation était complètement bidon et était basée sur du vent. La vrai science se doit d'être vérifiable et je ne serais pas étonné que cela soit de la fraude pure et simple.
En conclusion, un phénomène amusant mais qui actuellement ne possède aucune preuve visant à lui conférer une dimension esthétique. Je vous conseille quand même ce livre (je pense qu’il existe en français), mais ne vous laissez pas embobiner par les considérations pseudo-scientifiques.
Publié par : Owen Meany
à 03:27:47
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11 Commentaires :Commentaire écrit le dimanche 21 juin 2009 à 15:24:56 (
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LAURENCECHAT -
leschatsdelaurence.over-blog.combonjour
je suis l'heureuse propriétaire de 11 chats de race dont 4 sphynxs qui adorent peindre
Commentaire écrit le jeudi 18 décembre 2008 à 08:57:15 (
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Barbara -
bbounatirou@buena-media.frBonjour,
je travaille pour 3O MILLIONS D AMIS, et je recherche pour une nouvelle émission tv des témoignages étranges sur les animaux.
Aussi, concernant les chats peintres, j'aurai aimé contacté les propriétaires de ces chats, mais aussi l'auteur. Pouvez vous m'aider ?
Commentaire écrit le dimanche 24 février 2008 à 17:17:27 (
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Jerrie FarõesCe livre un un coup de génie. C'est surtout un pastiche de la critique d'art. Dalí a écrit "les cocus du vieil art moderne", Busch et Silver ont écrit "les chats peintres". C'est mené de main de maître. Tout est faux, l'historique, les cotes des "artistes", tout. Le détail qui tue: dans la bibliographie ils ont même inventé un "Pourquoi les chiens ne peignent pas". Du grand art.
Commentaire écrit le mercredi 29 août 2007 à 07:36:35 (
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dieudeschats
J'adore les chats et j'ai adoré lire ce bouquin, qui m'a beaucoup fait rire... car je le considère comme étant du second degré !
Commentaire écrit le jeudi 22 mars 2007 à 08:39:06 (
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Greg Rivas
Cette histoire de chats peintre est un énorme canulard, faut vraiment avoir le cerveau aussi gros que ceux de nos copains à 4 pattes pour y croire plus de 3 secondes (ou avoir 8 ans et demi).
Commentaire écrit le dimanche 25 avril 2004 à 12:49:40 (
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armalite
Ah, c'est toi la deuxième personne dans le monde qui a acheté et lu ce bouquin... Je croyais que c'était la petite vieille d'en face, celle qui a dix-sept chats et qui est persuadée qu'ils lui parlent...
Commentaire écrit le dimanche 21 septembre 2003 à 02:26:02 (
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flamme de socrate
les chats peintres pour une raison bilogique : fort posible à mon avis, pour une raison esthétique, et le fait qu'ils aient des goûts esthétiques; j' y crois aussi, car il me semble naturel que les goûts soient influençés par l'environnement ; voir à ce sujet la manière dont les bébés apprennent à préférer certains traits et certaines formes(phénomène d'empreinte) par rapport à d'autres.
Mais parcontre, je ne crois pas du tout à la fin du bouquin, et comme Owen , je pense que c'est pousser le bouchon un peu loin...
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 13:24:00 (
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zénon -
http://marcheur_immobile.monblogue.comHello Owen
Lisant ce billet, je me suis souvenu d'un interview avec un entraîneur de chats pour le cinéma qui disait à peu près ceci : la première chose qu'un chat fait à son maître, c'est de lui faire croire qu'il ( lui le chat ) est stupide et ne sait rien faire...J'ai souvent l'impression que dans ses miaulements, mon chat imite certaines tonalités de ma voix ou de celle de ma femme...
Z
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 09:00:33 (
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Monsieur mister
moi j'ai bien connu un chat moine. Alors, les chats peintres, je dis miaouw! Ca me fait penser à ce coup de génie de Kit-e-Kat qui avait présenté il y a deux ans une soi-disant pub destinée aux chats et pas à leur maître.
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 08:19:05 (
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Owen Meany
Facile: dupont@bani.ucl.ac.be
Commentaire écrit le vendredi 21 mars 2003 à 07:48:52 (
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Piou
Sans aucune raison particulière, j'ai envie de croire aux chats-peintres.
Et pourquoi pas aux chats-sculpteurs sur bois?
PS: comment fait on pour envoyer un mail à Owen?